Hypericum perforatum

Millepertuis

Description :
Cette plante a une utilité en phytothérapie de longue date (elle est connue comme l’herbe de la Saint-Jean depuis le moyen-âge) qui a trouvé un regain d’intérêt dans la deuxième moitié du 20e siècle grâce à plusieurs études qui ont démontré son activité notamment dans le domaine neuro-psychologique. L’utilisation traditionnelle qui en est faite porte sur la sphère cutanée. En effet, cette plante, préparée à l’aide d’huile et exposée au soleil, a des propriétés vénérantes, cicatrisantes, astringentes qui la font utiliser dans les plaies superficielles, les coups de soleil, les brulures du premier degré. Pendant le même moyen-âge on l’utilisait aussi dans les cas de folie. On a montré plus récemment son activité antidépressive : inhibitrice de la recapture de plusieurs neurotransmetteurs dont la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline, inhibitrice de la monoamine oxydase elle a été démontrée avoir une activité comparable à celle de l’imipramine dans les dépression légers à modérées. Anxiolytique avec un effet proche des benzodiazépines et sédative. Les autres propriétés neurologiques liées à une activité GABAergique et inhibitrice de la COMT, sont la neuroprotection, l’effet analgésique et antinocicepteur, antispasmodique, relaxant, diminuant la production d’ondes alpha et bêta par le cerveau. Utilisé donc dans les états dépressifs légers à modérés, les états anxieux, le nervosisme, le sevrage alcoolique et tabagique, les insomnies. Des propriétés antiseptiques, antibactériennes et antivirales documentées (HSV, HIV, CMV). Antihelminthique, antiamalarique. On a également montré que le millepertuis avait des propriétés antitumorales, notamment sur le cerveau et les ovaires. Il favorise l’apoptose, inhibe la néoangiogénèse. Protecteur de la cellule, inhibiteur de la peroxydation lipidique. Antioxydant, antiradicalaire. 
Digestif, cholagogue, hypocholestérolémiant. Bronchodilatateur. A été proposé dans l'asthme. Un usage traditionnel lors de la ménopause et en particulier des bouffées de chaleur.  


35 composé(s) : Acide caféique   Acide chlorogénique   Adhyperforine   Alpha-pinène   Amentoflavone   Biflavonoïdes   Caroténoïdes   Flavonoïdes   Furanohyperforine   Anthrones   Cyclopseudohypéricine   Hypericine   Naphtodianthrones   Isopseudohypericine   Protopseudohypericine   Pseudohypericine   Acides phénoliques   Hyperforine   Hydroperoxycadiforine   Flavonoïdes   Hypéroside   Isoquercitroside   Rutoside   Quercétol   Biflavonoïdes   Biapigénine   Amentoflavone   Xanthones   Tétrahydroxyxanthone   Kielcorine   Tanins   Proanthocyanidols   Huile essentielle   Alcanes   Monoterpènes    
46 effets pharmacologiques : Analgésique   Antibactérien   Antidépresseur   Antihelmintique   Antiinflammatoire   Antinociceptif   Antioxydant   Antiradicalaire   Antirétrovirus   Antiseptique   Antispasmodique   Antiviral   Antiviral (HIV)   Astringent   Bronchodilatateur   Cicatrisant   Diminue ondes alpha   Diminue ondes bêta   Favorise apoptose cell cancer   GABA-ergique   Hypocholestérolémiant   IMAO   Inhibe la COMT   Inhibe néoangiognèse   Inhibe peroxydation lipides   Neuroprotecteur   Protecteur cellule   Psychotrope   Relaxant   Sérotoninergique   Stimule ACTH   Stimule mélatonine   Stimule ondes thêta   Inhibe recapture sérotonine   Inhibe recapture noradrénaline   Inhibe recapture dopamine   Anxiolytique   Sédatif   Analogue benzodiazépine   Antiviral (CMV)   Antiviral herpes   Antitumoral   Cholagogue   Digestif   Vulnéraire   Antiamalarique    
4 forme(s) galénique(s) : Extrait fluide   Extrait sec   EPS   Teinture mère    
13 indication(s) : Alcoolisme   Anxiété   Bouffées chaleur   Brulures   Dépression   Insomnie   Ménopause   Nervosité   Sevrage tabagique   Troubles somatoformes   Plaies   Brulures premier degré   Coups de soleil    
1 partie(s) utilisée(s) : sommités fleuries    
Effet(s) secondaire(s) : Photosensibilité à de très fortes doses, jamais prescrites. La photosensibilisation est aussi le fait des huiles à usage externe qu'on fabrique avec. Il convient donc de ne pas l'appliquer en prévention contre les coups de soleil, mais après, sur la brulure. Possibilité d'effets délétères si employé avec des antidépresseurs IRS (syndromes sérotoninergiques)
Toxicité : Nulle. 
Précautions : Le dosage d'hypericine sert d'étalon d'efficacité. La dose active est de 0,6 à 1 gr par jour. Du fait de 'induction du cytochrome P 450, intéractions avec des médicaments : les antirétroviraux, les antidépresseurs, les antivitamine K, les contraceptifs oraux, la dioxine, la cyclosporine, la théophylline, la méthadone, le madapolam, la simvastatine... Vérifications nécessaires en cas d'autre traitement.  
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